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Mardi 10 octobre 2006

Je retombe encore une fois dans le cybersilence, je m'en excuse. Je ne suis pas aussi assidue que je devrais l'être ou que j'aimerais l'être. Je fais des journées de 12-13 heures devant un ordi, j'avoue qu'à la fin, je ne veux pas passer une minute de plus devant un écran cathodique à m'en crever les yeux, même pour raconter mes journées (qui sont assez ennuyantes, en fin de compte...)

Tout va bien pour moi, même si les choses sont très occupées. Voyez, alors que je vous écris cette note, j'ai une présentation qui réclame mon attention et je dois effectuer une recherche de documents en plus, tout ça pour demain. Ça n'arrête pas.

Vivement décembre, lorsque la folie sera essouflée!  Je suis pro "vivre dans le présent", mais nous ne sommes qu'en octobre et je fantasme déjà sur les 8 prochaines semaines écoulées, finies, pfout, on en parle plus.

D'ici là, j'espère que je vous aurai écrit autre chose, pour vous raconter mon absence de quotidien pourtant surchargé. Bise à vous tous.

Par Skye - Publié dans : Skye
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Vendredi 8 septembre 2006
Comme le dit Lucy, ça déboule depuis que les Auvergnures nous ont quittés. J'ai appris ce que je devais enseigner avec 2 semaines pour me préparer. Ma réaction a été - shit.

Ok, alors j'ai fait ce que je devais faire pour pouvoir commencer mes cours. La première rencontre avec les étudiants était hier. Et lorsque j'ai eu fini de parler, j'ai pensé - tabarn... j'aimerais que la session soit déjà finie.

Je me suis retrouvée devant des étudiants qui savent tout et qui n'ont surtout pas besoin ou envie d'être là. Il a fallu que je mette le ton tout de suite, les présences obligatoires (règlements de la faculté), lectures obligatoires, les travaux, les groupes et que s'il y avait un problème avec le plan de cours, on le réglait maintenant, pas dans 3 semaines. Je voyais déjà les yeux rouler vers le plafond, les claquements de langues et les soupirs méprisants (Lucy aurait rit). Ce que je voulais, c'était qu'ils comprennent les attentes cette session, mais surtout que les deux professeurs qui enseignent avec moi comprennent ce que j'attendais d'eux aussi. Alors en bout de ligne le premier contact a été très désagréable avec les jeunz. J'ai eu des questions et des commentaires sur un ton de "T'as rien à nous apprendre, connasse, dégage".

Que voulez-vous, c'est une profession de femmes, et on peut tellement être salopes les unes avec les autres. Moi, je n'ai pas envie de me laisser marcher dessus. À suivre... mais j'ai quand même hâte que la session soit finie!
Par Skye - Publié dans : Skye
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Vendredi 1 septembre 2006
J'ai travaillé à la clinique dimanche soir, deux jours après le départ consterné des Auvergnures. Maussade, j'espérais avoir une soirée tranquille, sans appels, sans intervention. J'étais pas trop d'humeur, repliée sur moi-même, préférant plutôt me perdre dans un gros livre et être payée à rien faire. Oui, j'avoue.

Mais le téléphone a sonné, et ma collègue a pris l'appel. C'était la police qui nous demandait de venir voir une femme qui...

"Quoi???? Vous êtes sérieux??
- ...
- Oh, mais ça promet d'être amusant! Bon écoutez, on sera là dans 20 minutes!"

La dame en question faisait des strip-tease dans sa fenêtre du salon. Les voisins (ou les voisines?) avaient appelé la police, scandalisé(e)s.

Elle était très articulée, avec une énergie incroyable (phase maniaque? prise de coke? speed? éphédrine?). Elle nous a expliqué pourquoi elle faisait des strip-tease pour le quartier, pourquoi elle dansait dans la rue. Sa tenue d'ailleurs était provocante: pas de soutif, camisole très serrée qui retenait mal une poitrine abondante, une jupe "à ras le bonheur" et peut-être même un peu plus haut que le bonheur... j'ai essayé de pas regarder.


"Je vois pas c'est quoi le problème! Oui je danse! Pis je danse bien à part de ça! C'est clair que les voisines sont jalouses, leurs maris me regardent. Tu sais pourquoi ils me regardent? Parce que j'ai un corps d'enfer! Regarde-moi ça!"

Elle se met debout, se retourne, met le pied sur la table à café, lève sa jupe et se claque la cuisse et la fesse. Elle s'adresse à moi:

"Non mais regarde ça! Touche, tu vas voir comme c'est ferme. Vas-y, touche!"


Je décline l'invitation poliment, toujours en essayant d'éviter de regarder plus bas que son nombril.


Mais au fond de moi, je me disais que si Lucy avait été là, elle aurait touché, elle.
Par Skye - Publié dans : Skye
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Mercredi 30 août 2006

La Lucy est un peu en train de me tordre le bras. J'ai pas super le temps d'érire et elle est en train de raconter toutes nos histoires juteuses avant moi!

Allez, une petite note... même si je ne suis pas chez moi... et que je n'ai pas ma liste... et que sans cette liste, je me sens tou'nue sans chaussettes.

Vous l'aurez compris, ça a été un séjour mémorable. Comme Lucy nous le faisait remarquer le dernier soir de leur séjour, toutes les photos que nous avons prises sont... surtout de nous! Oubliez l'architecture de Montréal, ses rues pavées, ses carioles colorées, ses monuments, sa population hétéroclite! À la place, nous vous offrons plutôt les prouesses de Lucy sur la corde de Tarzan, les poses jetset de la Crevette, la langue gros plan de Claudio, le sommeil comateux (lire, anti-feuleuleu) de Cryo et... ben pas grand'chose de moi, c'est surtout moi qui filmais ;-) (ben oui, pas conne la fille)

Quoique... je crois que nous avons une photo de moi dans un joli cadeau que m'ont apporté nos cousins de la fesse gauche: un T-shirt rigolo avec une fille couettée qui clame "Je suis fantastique". Malheureusement, suite à une erreur minime de navigation de ma part (en route vers le Jardin Botanique), mes amis ont rapidement rebaptisé ledit T-shirt "Je suis un peu nulle", puis "Je suis complètement barge". Comme je l'ai dit et redit à Claude, de toute façon, y a pus d'magie.

Puisque Lucy prend un malin plaisir à raconter tous nos secrets, peut-être devrais-je vous vendre les siens...

Vous savez déjà que Lucy, de son intérieur profond, partage avec nous toutes ses fonctions gastro-intestinales. Surtout le matin. Mais ce que vous n'imaginez peut-être pas, c'est son obsession avec les fesses. Vous rappelez-vous comment elle arrêtait pas de parler du cul de KT il y a quelque temps déjà? Voilà qu'elle a transféré son obsession sur mon postérieur sous prétexte que mes fesses appellent les mains (juste les siennes, mais bon). Je ne vous raconte pas le nombre de tap-tap sur les fesses et de pouêt-pouêt sur mes boobs qu'elle m'a fait en 10 jours. Il faut aussi savoir que, quand elle a le hoquet, Lucy est une femme qui fait scouic. Qu'elle craint comme la peste mon ordi et son clavier. Qu'elle a du mal à délaisser la cuisine 5 minutes: même quand on lui dit "Stresse pas, je prépare le ragoût-machin, ça va me prendre 2 minutes", elle rôde, inquiète, elle guette, soucieuse, elle surveille, méfiante, nos faits et gestes, nos doses, la manière de couper les légumes, elle re-vérifie la recette (Euh, t'es sûre que c'est ça qu'ils demandent? Ah ouais... Bon...), elle ne connaît pas de répit jusqu'à temps que la cocotte soit en marche et que le plancher de la cuisine soit débarrassé de tout intrus. Et elle sait faire la smool mieux que moi, ce qui n'est pas dur à battre, même Lily me l'a dit. Enfin, faut aussi savoir qu'elle a une peur monstre de ma machine à épiler, qu'elle préfère se râcler les aisselles et les jambes jusqu'au sang tous les jours avec son Bic plutôt que de se soumettre à l'instrument-au-bruit-de-tondeuse une fois par trois semaines.

Et Claudio, dans tout ça? Il va sans dire que j'ai appris à le connaître beaucoup mieux pendant ce séjour. J'étais un peu inquiète du fait que nous allions nous retrouver tous les 5 dans l'appart de Cryo (qui n'a aucun mur, sauf ceux de la salle de bains), inquiète que les frenchies et lui ne cliqueraient pas super bien, je sais pas pourquoi... En fait, c'est pas pour rien que Lucy et moi avons baptisé Cryo et Claudio membres de la Confrérie du Gland. Ils étaient trop mignons ensemble! Je me rappelle alors que nous marchions tous le long du quai au Vieux-Port, le regard qu'ils se sont jetés... Je vous assure que Cryo ne m'a jamais regardée comme ça. Mais comme dit Lucy, chuis pas jalouse. Autre détail croustillant sur Claudio? D'accord, parce que vous insistez. Il faut reconnaître sa très grande générosité. Au point de nettoyer la cuisine obsessivement tous les jours. Au point d'apprendre rapidement à se servir de la machine à café pour en offrir aux femmes le matin. Au point de me bousculer sauvagement à la caisse en lançant 20$ à la commis et en gueulant "Non, tu paies pas!". Au point de nous laisser un cadeau dans le bol le jour de son départ, alors qu'il errait comme une âme en peine dans l'appart, la larme à l'oeil et la guedille au nez... Oui, généreux Claude. Pas souvent stressé, mais quand il l'est, qu'est-ce qu'il est chiant! (Tu m'en veux pas trop de t'avoir niaisé ce matin-là, allez?)

Ils ont été des invités faaaaaantastiques. Toujours en train de râler, de se chamailler, de critiquer, de dire "P'tain j'y crois pas" (Claudio) et de me faire des pouêt-pouêt (Lucy), d'apprécier la bonne bouffe, de rire de toutes nos conneries, de se soumettre volontiers aux queues de castor, à la poutine et au fromage qui parle...

Voilà. Si j'étais chez moi, je vous enverrai quelques photos... ça sera pour bientôt j'espère :) Sinon, quand j'aurais de nouveau ma liste sous les yeux, je vous raconterai d'autres anecdotes rigolottes ou carrément affligeantes.

 

Par Skye - Publié dans : Skye
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Samedi 26 août 2006
... cet appartement vide et silencieux.

Je n'entends pas Claudio ranger discrètement la cuisine, Lily en train de faire slurp avec son Yop et Lucy en train de péter à qui veut l'entendre.

C'est un peu le bordel ici mais sans les rires et toute l'activité qui ont martelé les 10 derniers jours. Un peu comme après une tempête.

Je viens de voir passer la cariole rose sous la fenêtre. Elle doit chercher Lily.

Je n'avais personne à qui lancer un coussin ce matin, je n'avais pas de sac à patates à jeter sur le sofa, personne à qui demander "Alors c'est quoi les plans aujourd'hui?"

Personne qui se battait pour utiliser les bécosses avant que les autres en fassent une zone sinistrée, personne qui faisait "Rrrrhun!", personne qui faisait le café-pas-trop-fort.

Ce matin, Cryo cherchait Lucy dans les bécosses, cherchait son frère de gland, cherchait, cherchait... Tout ce qu'il a trouvé, c'est une poubelle sur le plancher, des chaussettes jaunes et des cheveux rouges.

Alors ils sont partis hier et à en lire la note de retour de Lucy, Claudio n'a pas manqué son vol. Entre le retard de 5 minutes de Cryo, les travaux sur l'autoroute, la circulation, les files d'attentes et les gens qui mettent 20 minutes à faire un misérable sandwich, la ténacité l'a emporté sur l'adversité. Avec un ulcère en prime, toutefois (pauv' Claudio, y a plus de magie!).

La vie continue, mais en attendant d'écrire une note plus détaillée sur la visite de nos amis, je rassemble les petites chose qu'ils ont laissées derrière.

Je dois toutefois annoncer vite fait qu'un malheur est arrivé hier soir. Vu qu'ils avaient voulu jouer un bon tour à Cryo, ils ont intégré ze atroce bikini au décor de son appart.


   
   
 














Comme hier, c'était la première soirée où les feuleuleus étaient permis, on s'est mis au travail. Arriva ce qui devait arriver, la chaleur de l'ampoule a "légèrement" grésillé ledit bikini et nos ébats ont grossièrement été interrompus par nos nez incommodés.




*Affliction*

Par Skye - Publié dans : Skye
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Mardi 22 août 2006
La visite des Frenchies, c'est des prout à droite et à gauche. Ils sont tellement confortables qu'ils se donnent même plus la peine de s'éloigner pour se mettre à l'aise...

Pas beaucoup de notes, c'est vrai, mais nous sommes plus occupés à vivre notre bânhar qu'à le raconter! Soyez patients, vous aurez plus d'histoires que vous ne saurez supporter sous peu.

Avec photos à l'appui, évidemment :)
Par Skye - Publié dans : Skye
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Vendredi 11 août 2006
Ça y est, je me fais engueuler par Lucy. Alors je lui règle son cas tout de suite. Avec tout le naturel dont je suis capable.


Lucy, Claudio et la Crevette viennent chez moi
Au Canada, que de joie!
Dernièrement, ils étaient à la bourre
Pour organiser leur mémorable séjour
Malheureusement, j'en ai pas assez parlé sur mon blog
Et maintenant Lucy me gueule après comme un ogre
Alors afin de vous dire la frénésie qui s'empare de moi
Je vous raconte ici mes états d'âme comme il se doit.

Comme exprimer cette joie, ce pur bonheur?
Que dis-je, du bonheur, c'est l'extase!
Le soleil est rentré dans mon coeur
La jubilation m'écrase
Pourquoi ne sont-ils pas encore arrivés?
Comment gérer toute seule cette félicité?
C'est pas grave s'ils vont chambouler nos habitudes
Parce qu'on baigne dans la totale béatitude.

J'en déchire mes vêtements
En proie au plus total ravissement
J'en peux plus d'attendre, c'est l'euphorie
J'en perds la tête, je m'arrache les cheveux
Lucy, Claudio et Lily
La clé de mon allégresse, c'est eux!
Je sors enfin de mon marasme
Je m'abandonne à toute cette griserie
Je ne connais plus que mon enthousiasme
De gaieté je pleure, je ris!

Je monte sur toutes les collines
Je hurle mon exaltation
C'est vrai, j'agis comme une crétine
Mais je suis victime de mes passions!
J'en peux plus d'attendre, câlisse!
Quatre jours, c'est encore trop long!
Mais après ce ne sera plus que délices,
Liesse, réjouissance et exultation.

Et si après cette (remarquable) pièce,
Lucy ose encore douter de mon ivresse,
Alors il ne me reste plus qu'à attendre qu'elle arrive
Pour lui prouver, en personne, ma bonne foi
Je lui ferais aussi une salade d'endives
Et me croire elle n'aura alors plus le choix.

Voilà.

Par Skye - Publié dans : Skye
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