Pourquoi la fille rare du blog... parce que l'expression - suggérée par Sylvain - me plaît. Et parce qu'elle est drôlement appropriée. Je ne peux passer autant de temps que je voudrais à la rédaction d'anecdotes quotidiennes. La spontanéité n'est pas mon fort, et lorsqu'elle me saisit, c'est toujours quand je suis loin de mon PC.
'Fin bon. C'est un nouveau départ, loin des remontrances d'U-blog. Je ne prétends pas être capable de me servir des mots comme armes de création massive. Création passive, plutôt...
Je garde mon ancien "racoin", par nostalgie (ça ne m'en prend vraiment pas beaucoup), puisque mon but avoué d'avoir un blog, c'est de me souvenir du tout et du rien. Surtout du rien.
Je suis à l'aéroport de Heathrow, en attente de mon vol pour Prague. Je le regarde faire. Ça fait bien 5 minutes qu'il se fait aller l'index. Tendu, courbé, vers la droite, vers la gauche. Il ramasse tout ce qu'il peut, ça a l'air compliqué. Lorsqu'il a fini de râcler ses cavités nasales, il roule le fouillis de son labeur entre ses doigts et dépose le résultat sous son siège. Lève la tête. Voit que je le regarde aller. S'essuie l'index sur le coussin. Continue à lire son livre, indifférent.
Je me demande combien de voyageurs se sont soulagé le nez sur le siège que j'occupe?
Je suis allée faire du jogging cet après-midi. Je suis rentrée à la maison, soudain prise d'un malaise incontrôlable. Je n'ai que trop reconnu les symptômes, qui surviennent toujours lorsque je fais de l'exercice. Heureusement que je connais le remède.
Je me suis donc empiffrée de délices frits et salés, et tout est rentré dans l'ordre.
On ne badine pas avec la santé.
Croco vient souper à la maison demain soir. J'ai décidé que je me forcerais un peu côté popotte:
Entrée
Salade d'épinards, oranges sanguines et oignons rouges avec amandes
Plat principal
Crevettes à la lime avec salsa de bananes et goyaves sur lit de riz à la noix de coco
Il me manque une vinaigrette pour la salade et, quand même important, le dessert... si quelqu'un a des suggestions (en restant dans le style fusion si possible), je prends!
Et par la même occasion, vous avez droit à une part du repas.
Je suis allée à Montréal pour la fin de semaine. J'ai pu me trouver un co-voitureur, on était 4 dans la voiture en tout. Le trajet a été long...
La passagère à mes côtés.. prenait beaucoup de place, disons. Il s'agit d'une femme de 52 ans qui aime parler. Je la baptise Barbette pour les causes de cette note. Alors sitôt arrivée, elle demande à la passagère d'en avant si elle veut bien s'asseoir en arrière, pour que ça soit plus facile de bavarder avec le conducteur (qu'elle connaît bien apparemment). L'autre refuse, alléguant des nausées qui risque de se concrétiser si elle s'asseoit en arrière. Barbette reste donc à l'arrière - avec moi - et demande qu'on éteigne la radio parce que "sinon on ne s'entend plus parler ici". Ça m'agace, à ce moment précis je suis fatiguée et j'aimerais mieux écouter de la musique plutôt que des tranches de vie. Barbette se met à l'aise. Elle enlève ses chaussures et se gratte les orteils. Sort un Tupperware qui répand une odeur un peu écoeurante lorsqu'elle en retire le couvercle. Se met à bouffer (des haricots dans une vinaigrette faite maison parce que vous comprenez je n'ai eu que 20 minutes pour manger à midi et donc il m'en reste mais ça tombe bien finalement parce que j'ai faim et ça me fera un fond pour la route mais quand même juste 20 minutes quand on devrait avoir une heure ça m'énerve donc c'est normal d'avoir faim...).
Barbette parle. Trop. La voiture qui nous transporte est une Écho 2005 - je me fous de ce que les vendeurs de Toyota racontent - c'est petit comme voiture! Nous sommes assises à 20cm l'une de l'autre, mais elle doit être convaincue que je ne l'entends pas. Barbette parle fort, mais fort! Et de nous raconter ses aventures syndicales dans le temps où... Et ses déboires au travail parce que Pierre a fait... Et sa conférence de mercredi qui risque de foirer parce que... Et le manque de chance qui la suit depuis sa naissance... Et son besoin de repos mais elle s'est payée la traite en allant chez l'esthéticienne juste avant d'embarquer avec nous... Et... plein d'autres choses encore. Pendant 2 heures. Non-stop! Du genre de ceux qui parlent sans arrêt et qui montent le ton pour enterrer les autres qui tentent d'ajouter leur grain de sel dans la conversation. J'aime pas les monologues. Surtout quand y a trop de décibels.
Peut-être que c'était parce qu'on était un vendredi 13 ;-) Je dois retourner à Montréal dans 2 semaines. Je compte embarquer avec le même gars qui a un bon tarif. Or, en le quittant vendredi soir, j'ai entendu Barbette lui disant qu'elle le reverrait dans 2 semaines.
Ils sont où mes Ativan 2mg? Pas pour moi... pour elle.
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